



J.-C. Vrain est marchand d'autographes et spécialiste du livre ancien. Sa librairie se situe au 12, rue Saint-Sulpice, à Paris.
Histoires littéraires: En premier lieu, peut-on vous demander ce qui vous a conduit à exercer ce métier et à travailler dans l'autographe et le livre ancien?
Jean-Claude Vrain: C'est difficile à dire: c'est le fruit du hasard, sans doute un amour du livre au départ. J'ai toujours aimé les livres. A un moment de ma vie, je suis rentré en contact, si j'ose dire, avec la littérature et je l'ai adorée. Il y a certainement une relation entre mon métier et le fait que j'ai toujours aimé la lecture, ou tout au moins la littérature d'une époque. Maintenant, le fait que je sois libraire n'a pas du tout été calculé, ce sont les aléas de la vie, les hasards, les rencontres... Et puis, étant entré dans une profession un peu fermée, un peu -comment dirais-je-méconnue, je m'y suis senti relativement bien, et bien intégré. Depuis, j'ai fait mon chemin, voilà!
HL: A ce jour, combien avez-vous d'années de librairie?
J.-C. V. : J'ai commencé il y a à peu près une quinzaine d'années. Au début, j'ai vendu des livres à 100, 150 francs. Disons que j'ai fait de la librairie au sens noble du terme depuis à peu près une douzaine d'années. J'entame ma dixième année rue Saint-Sulpice.
HL: Quelles sont vos méthodes de travail? Par exemple, comment parvenez-vous à dénicher des autographes, des livres rares: est-ce à l'aide d'un réseau constitué avec les années ou simplement vous adaptez-vous aux circonstances, aux hasards des trouvailles?