Le Voyage dans le Paraguay-Roux est traditionnellement présenté comme une oeuvre de Charles Nodier, s'inscrivant dans la droite ligne des " fantaisies du dériseur sensé " et des thèmes chers à l'auteur. L'ouvrage, paru pour la première fois en février 1836 dans la Revue de Paris, figure en effet dans les OEuvres complètes de Charles Nodier (1), et la Bibliographie de Bender (2)le répertorie sous le titre suivant : Voyage pittoresque et industriel dans le Paraguay-Roux et en Palingénésie australe par Tridace-Nafié Théobrome de Kaouttchouck, conte par Nodier.

Les spécialistes de l'auteur et les théoriciens du genre utopique attribuent unanimement le Voyage à Nodier. Quelques exemples suffiront à le montrer. Ainsi, Hubert Juin voit dans la Calembredaine, le navire du Voyage, le prolongement du bateau qui emmène les héros de Hurlubleu, Léviathan le Long et Zérothoctro-Schah à la recherche de l'homme parfait (3). Hans-Peter Lund associe lui aussi les quatre contes dans lesquels, selon lui, Nodier se livre à une " critique du siècle " : "Pour Nodier, l'industrie et le progrès matériel vont simplement trop vite, et dans les contes qu'il impose sur ce problème, il les tourne en dérision "(4).

En exemple des " satires mordantes que Nodier écrivit de 1831 à 1836 ", Jean Richer cite précisément le Voyage, dans lequel l'auteur " parodiait la 'terminologie' maritime en usage et le jargon psychologique alors à la mode " et " persiflait doucement la monarchie parlementaire "(5). Hilda Nelson, quant à elle, démontre les rapports entre les thèmes développés dans le Voyage et le contexte socio-politique de l'époque : le chemin de fer, les banques, le parlementarisme, la monarchie... Selon elle, le petit roi mécanique a un lien direct avec le fait qu'en 1836, la France est gouvernée par Louis-Philippe, " the bourgeois king, a king who speculated on the stock market "(6). Au sujet de ce " petit monarque de palissandre ", Raymond Trousson évoque lui aussi, dans son analyse, la situation politique de l'époque et estime qu'" on ne saurait traiter avec plus de mépris la monarchie issue de la Révolution de 1830, et son roi [p.78] bourgeois qui n'est plus qu'un souverain fantoche "(7) . Pour terminer, on citera encore Trousson qui, analysant les " fantaisies philosophiques à procédés utopiques " de Nodier, associe Hurlubleu, Léviathan le Long et le Voyage pour conclure que, " hostile au saint-simonisme et au positivisme, Nodier se sert du voyage et de l'utopie pour tourner en dérision les mythes de son temps " (8) Pour Trousson, en effet, Nodier ne croit ni en l'idée de progrès ni en la " rêverie utopique ", que l'écrivain " choisit de traiter par le sarcasme et la dérision ", attitude qui " rend compte des petits récits, cocasses et farfelus, qu'il publie de 1833 à 1836 dans la Revue de Paris "(9) .

Ainsi, aucun doute n'est soulevé à ce sujet : les quatre contes forment un ensemble et l'auteur en est Charles Nodier. Cependant, dans la sphère de la littérature belge, montoise plus précisément, un Voyage dans le Paraguay-Roux est attribué à Henri Delmotte, bibliothécaire, archiviste, notaire et écrivain - de renommée très locale, il faut bien l'avouer -, né en 1798 et mort en 1836. Ce bibliophile érudit, devenu membre de l'Académie Royale des Sciences et Belles-Lettres de Bruxelles en 1835, produisit une oeuvre très variée, en français et en dialecte picard. Outre de nombreux " mélanges ", " pensées ", " chansons ", " notes personnelles " et " livres de raison " (10), Delmotte écrivit non seulement des notices biographiques, des dissertations, des articles historiques, mais aussi des ouvrages plus intéressants, à la fois témoins et produits d'une situation sociale, politique et culturelle très mouvementée. On n'en citera ici que quelques-uns, qui montrent l'implication de Delmotte dans les préoccupations de son temps : El Doudou (1826), court dialogue entre deux femmes du peuple qui commentent en patois le combat folklorique du Lumeçon et qui, en toute joyeuse innocence, donnent à leur conversation des accents de lutte des classes ; Le Réveil (1830), " dithyrambe de 103 vers " d'inspiration romantique exaltant la Révolution belge ; Le Candidat à la royauté (1831), comédie qui reflète les longues délibérations du Congrès et les passions du peuple belge à propos du choix d'un roi ; Le Sacre de l'Évêque ou les Montois à Tournay (1835), saynète en dialecte où s'exprime l'anticléricalisme de Delmotte. On citera encore les Scènes populaires montoises (1834), œuvre-maîtresse de l'écrivain, la seule, d'ailleurs, qui inspira des commentaires à certains spécialistes de la littérature wallonne du XIXème siècle (11), et dont l'appartenance au romantisme, à l'anti-romantisme ou au réalisme fut discutée en son temps.

[p. 79] Pour clore la liste et ouvrir le débat qui fait l'objet de cet article, il faut signaler que l'oeuvre de Delmotte comprend un certain Voyage pittoresque et industriel dans le Paraguay-Roux et en Palingénésie australe, utopie farfelue raillant essentiellement le développement technique, scientifique et industriel, le chemin de fer tout récent, ainsi que la non moins récente monarchie constitutionnelle. Cet ouvrage, que l'écrivain présenta, à la manière des Romantiques, comme un journal " trouvé soigneusement bouché dans une bouteille, en Perse, à la hauteur de l'Himalaya " (12), fut publié pour la première fois en 1835 (13)chez " Ylered-Sioyoh ", anagramme du nom de l'imprimerie montoise Hoyois-Derely qui édita la plupart des écrits de Delmotte.

D'emblée, le titre du récit rappelle curieusement le conte attribué à Nodier. De plus, même si celui-ci est plus court que l'ouvrage de Delmotte, les contenus sont très proches. Certains passages sont même rigoureusement identiques. Cette similitude, qui ne peut relever du hasard, pousse inévitablement à songer au plagiat et, forcément, à se demander qui a copié qui.

Dans un réflexe de culpabilité dû aux conséquences de la querelle de la contrefaçon, notamment à la réputation de copieurs que les écrivains français colportèrent sur les Belges (14), on aurait tendance à voir dans le Voyage de Delmotte une illustration parfaite de la " fureur de l'imitation " (15) qui saisit la Belgique à l'époque. Cependant, cette conception se heurte à un problème de dates : le Voyage de Delmotte fut édité à Mons en 1835, tandis que celui de Nodier parut en février 1836 dans la Revue de Paris et les 5 et 7 mars 1836 dans Le Messager de Gand. Même en imaginant une erreur de datation de l'édition belge, on ne peut accuser Delmotte de plagiat si l'on sait que ce dernier est mort le 7 mars 1836, au terme de six semaines de maladie. Il est très peu probable qu'à l'article de la mort, il ait été capable de lire, de copier et de publier quoi que ce soit. En revanche, on sait que Nodier visita la Belgique en 1835 (16). Il y fit même " un voyage triomphal, d'où il arriv[a] chargé de couronnes et de vers comme un acteur en tournée " (17). On peut supposer que, parmi ces " couronnes ", Nodier ait reçu l'un des cinquante exemplaires du Voyage. Dès son retour, il pouvait aisément reprendre cette oeuvre à son compte. La prise de risque était en effet très faible, vu la piètre image des Belges en France, qui rendait inconcevable un " emprunt " dans ce sens, vu aussi le fait que le conte s'intégrait parfaitement à sa production antérieure. De plus, l'écrivain se met totalement à couvert en prétendant, dès le début de son récit, se livrer à l'analyse commentée d'un ouvrage trouvé par miracle :[p. 80]

ma main s'est retenue par hasard (ou par cet instinct merveilleux de conservation qui ne manque jamais à l'homme) aux Voyages de Kaout't'Chouk (18)

et j'étais dans ces dispositions d'esprit quand je reçus, franc de port, le charmant livret exotique dont j'ai l'agrément de vous entretenir aujourd'hui .(19)

Là où précisément Delmotte s'étend en explications plus farfelues les unes que les autres, Nodier se présente, dans sa version, comme un critique, intervenant fréquemment dans le récit, comme s'il en résumait et commentait des pages entières :

Je le laisserai vaquer sans moi aux premières explorations scientifiques de son voyage, quoiqu'il y ait beaucoup de choses à apprendre dans son histoire de la fabrication du madère sec, et dans sa profonde théorie des raisons physiologiques en vertu desquelles le serin des Canaries a les plumes jaunes, ce qui n'empêche pas un méthodiste de l'appeler vert, et un autre de l'appeler brun. Ces considérations ne manquent certainement pas d'intérêt... (20)

Nodier fournit en outre une description détaillée du manuscrit qui, pour ironique qu'elle soit, est par ailleurs très fidèle à l'édition montoise. Il va même jusqu'à honorer l'auteur inconnu du Voyage :

Gloire soit rendue à l'écrivain par qui cet excellent livre nous est venu de loin ! Ce qui nous manque, en France, ce n'est pas cette fine gaieté de l'esprit qui effleure en passant, avec l'adresse de l'à-propos, un ridicule superficiel ; nous en avons à revendre. C'est une ironie pénétrante et profonde qui fouille et creuse autour de lui, et qui ne se lasse pas de l'ébranler sur ses racines, que lorsqu'elle l'a extirpé . (21)

Dans une grande naïveté, les biographes de Delmotte prirent à la lettre les commentaires de Nodier et n'y virent aucune malice. Fiers de l'hommage que le grand écrivain français rendait, selon eux, à leur gloire locale, eux-mêmes rendirent hommage à Nodier :

Cette plaisanterie, pleine de sens, de raison et de gaîté, a inspiré à Monsieur Charles Nodier un de ces articles charmants dont lui seul a le secret, et où le génie de Rabelais et d'Horace est uni à toute l'élégance moderne. (22)

L'imprimerie Hoyois, qui édita en 1841 quelques ouvrages de Delmotte regroupés sous le titre d'Œuvres facétieuses, publia, à la demande de ses amis, le Voyage de Nodier à la suite de celui du Montois (23). C'est dire que les Belges ne virent, dans la démarche de l'écrivain français, qu'une description [p. 81] élogieuse du récit de leur compatriote ! Beaucoup plus tard, l'historien Émile Hublard en est d'ailleurs toujours persuadé :

Parlant du Voyage de Kaout't'chouk au Paraguay-Roux, ingénieuse bluette, satire pleine d'esprit et de bon sens, Charles Nodier nous dit que la première chose qui frappe les yeux dans cette plaquette, c'est la " perfection de son exécution typographique " et qu'il la trouve comparable à tout ce qu'Elzevier et Didot ont produit de plus achevé .(24)

Si les Montois n'y virent que du feu, les contemporains français et les critiques modernes de Nodier reconnurent dans ses commentaires l'artifice du manuscrit trouvé, procédé littéraire très courant chez les Romantiques. L'écrivain était en réalité assuré qu'on lui attribuerait la paternité du conte. En effet, comme on l'a déjà vu, par sa " critique du siècle ", l'ouvrage s'intègre parfaitement à la production antérieure de Nodier : le contexte social, économique et technique tourné en dérision est tout autant français que belge. Même la critique de la monarchie vaut pour la France, gouvernée par Louis-Philippe depuis la Révolution de 1830.

En se comportant de la sorte, Nodier estimait peut-être rendre la monnaie de sa pièce à l'écrivain montois. On peut bien reconnaître, en effet, que Delmotte s'est inspiré de certains thèmes et effets stylistiques de Nodier. Le titre comporte une allusion explicite au thème de la " palingénésie " cher au Français et reprend textuellement la dénomination des " voyages pittoresques " écrits par Nodier (25). De plus, comme le signale Jean Richer (26), le roi mécanique du Voyage peut être considéré comme une variante de Popocambou le Chevelu. Delmotte emprunte aussi à Nodier la méthode consistant à utiliser le voyage et l'utopie pour se livrer à une satire de la société. Il ne s'agit d'ailleurs pas de la seule fois où le Montois emprunta des idées et une démarche artistique à la littérature française. Les Scènes populaires montoises (1834) sont en effet une adaptation belge, en dialecte picard, des Scènes populaires d'Henry Monnier (1830). Il faut préciser toutefois que Delmotte ne cacha absolument pas sa source d'inspiration : il dédia son ouvrage à Monnier et cita nommément celui-ci dans sa préface, comme modèle à suivre dans la rupture avec le classicisme (27).

Même si l'on peut considérer, après tout, que Nodier ne fit que se payer en retour, il faut cependant admettre qu'il le fit très habilement : il veilla soigneusement à ce qu'on lui attribue le Voyage, développant certains points dans un style bien personnel, ajoutant des précisions ou descriptions inexistantes chez Delmotte, supprimant certains passages. De plus, pour dissiper tout doute éventuel, il décrivit Kaout't'Chouk comme un jeune homme venu à Paris " pour y apprendre la perfectibilité " (28) , rebondissant ainsi sur un thème [p. 82] qu'il avait largement développé auparavant et dont personne ne songerait à contester l'origine.

Il ne s'agit donc pas d'une petite vengeance ironique, mais bel et bien de plagiat organisé. Les variantes du Voyage de Nodier ne sont pas innocentes, loin de là. Ainsi transforme-t-il Kaout't'chouk, le " gentilhomme breton " de Delmotte, en jeune Chinois, ce qui garantit davantage l'exotisme pour les lecteurs français. Il reproduit des pans entiers du récit de Delmotte mais il supprime les extraits aux accents trop belges, comme la description de la fabrique de sel de Ténériffe :

Des monts immenses de neige étaient entassés l'un près de l'autre, comme des meules de grain, et des ouvriers les emportaient dans de petites mannes pour les jeter dans d'énormes fourneaux au cook, semblables à ceux dont Mr Cockeril fait usage pour la fonte du fer. Nous ne pûmes dissimuler notre surprise en rencontrant dans les îles Canaries un établissement semblable à celui de Seraing, et nous nous enquîmes avec empressement de ce que devenait la neige dans ces fournaises ardentes. Du sel marin, répondit notre hôte ! (29)

Les allusions à Cockeril et à Seraing auraient paru pour le moins suspectes sous la plume d'un Français. Aussi Nodier escamote-t-il complètement la description préalable pour se lancer directement dans l'explication de la transformation de la neige en sel, recopiant telles quelles, ce faisant, certaines phrases de Delmotte (30):

Je ne peux me dispenser cependant de m'arrêter un moment avec Kaout't'Chouk au sommet du pic de Ténériffe, où il fait la rencontre d'un des industriels les plus avancés de notre époque. Ce grand homme est parvenu à convertir la neige en sel marin par dessiccation, sans autre apprêt que le mélange d'un alkali volatil bien compact et le plus dur que l'on peut trouver. La neige, enveloppée hermétiquement par la flamme, se cristallise à l'instant et se retire toute rouge de la fournaise, on la jette alors dans des baquets remplis d'une légère dissolution d'alun et de salpêtre animal, et c'est dans cette préparation qu'elle reprend sa blancheur primitive. (31)

Nous l'avons vu : jamais Nodier n'affirma être l'auteur du Voyage. Il prit même d'infinies précautions pour que personne ne puisse le taxer de malhonnêteté. Et pourtant, il se livra sans aucun doute à une manipulation, profitant de sa renommée et de la mauvaise presse dont pâtissait la Belgique, pour reprendre à son compte la création d'un autre. Il faut dire qu'il n'en était pas à son coup d'essai. En 1834 déjà, Quérard soulève des doutes quant à la paternité de certains livres de Nodier (32). Un peu plus tard, le même Quérard énumère [p. 83] douze œuvres faussement attribuées à l'écrivain et reproduit des anecdotes et des lettres prouvant qu'il ne fut qu'un " faux bonhomme " et que " du sacerdoce littéraire, il fit un métier " (33). Il est vrai que les arguments de Quérard sont parfois spécieux et que celui-ci a peut-être, comme le prétend le Bibliophile Jacob, " confondu les faits qu'il faut imputer aux auteurs mêmes et ceux dont les libraires sont responsables " (34). Néanmoins, d'autres ont mis en doute l'honnêteté de Nodier. Ainsi, William Mac Lendon fustige son " manque de franchise " et ses goûts de " fureteur-mystificateur " (35). Mac Lendon dévoile aussi la stratégie mise en oeuvre par l'écrivain dans ses Infernaliana pour que nul ne puisse l'accuser de plagiat bien que l'un de ses contes soit largement inspiré de Potocki :

En 1822, un Nodier un peu plus jeune et beaucoup plus téméraire s'était contenté d'apposer ses initiales CH. N.*** sur le petit volume intitulé Infernaliana, tout en " négligeant " de signaler qu'un de ses contes les plus achevés de son recueil, Les Aventures de Thibaud de la Jacquière, reproduisait, en le simplifiant, un texte de Jean Potocki publié plusieurs années auparavant. Nodier prit ses dispositions pour se disculper d'une accusation que lui, dans une de ses œuvres anonymes, avait déjà qualifiée de " bien ignominieuse ", de celle du plagiat. Il eut soin même de faire mettre les mots " publié par " devant les initiales de Ch. N.*** en première page, échappatoire connue et bien commode pour qui voudrait à la fois insinuer et nier sa paternité littéraire. (36)

On reconnaît le stratagème utilisé par Nodier dans sa présentation du Voyage. À moins que dans ce cas, il n'ait vraiment cru avoir trouvé un manuscrit et ait voulu en faire profiter le public français ?...

Cet article est originellement paru dans Histoires littéraires n°1-2000, aujourd'hui épuisé, pp. 77-83. Il est reproduit ici dans son intégralité.

La numérotation des notes (en continu) seule diffère du texte original imprimé. Afin de permettre des citations précises, les numéros de page de l'édition papier sont intégrés au texte en rouge entre crochets, à l'endroit où intervient le changement de page.

 

 

 

 

 

 


 

1. C. Nodier, Œuvres complètes, Vol. XI-XIII, Genève, Slatkine Reprints, 1998, pp. 51-77.

2 . E.J. Bender, Bibliographie : Charles Nodier, Lafayette, Indiana, Purdue University Studies, 1969, pp. 38-39.

3. Hubert Juin, Charles Nodier, Seghers, 1970, p. 102.

4. H. P. Lund, " La Critique du siècle chez Nodier ", Revue romane, numéro spécial 13, Copenhague, 1978, p. 183.

 

 

5 . J. Richer, Autour de l'histoire du roi de Bohême. Charles Nodier 'dériseur sensé', suivi de La plus petite des pantoufles par Charles Nodier, Archives des Lettres Modernes, 1962, pp. 18-19.

6. H. Nelson, Charles Nodier, New York, Twayne Publishers, 1972, pp. 119-120.

7. R. Trousson, " Charles Nodier et le voyage philosophique ", Viaggi in utopia, a cura di R. Baccolini, V. Fortunati, N. Minerva, Ravenna, 1996, p. 180.

8. R. Trousson, Voyages aux pays de nulle part, 3ème édition revue et augmentée, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1999, p. 196.

9. R. Trousson, " Charles Nodier et le voyage philosophique ", op. cit., p. 177.

10. Conservés à la Bibliothèque de l'Université de Mons ou aux Archives de l'Etat de Mons.

 

 

11. Par exemple : C. Potvin, " Histoire des Lettres en Belgique ", Cinquante ans de liberté, Vol. IV, 1882 ; M. Wilmotte, " Un siècle de littérature en Hainaut ", Revue franco-belge, Paris-Bruxelles, 1932 ; L. Wailliez, " Le Mouvement littéraire wallon à Mons ", Les Cahiers Wallons, 4, Châtelet, 1937 ; G. Doutrepont, Histoire des lettres en Belgique, Bruxelles, Didier, 1939 ; M. Piron, " L'oeuvre de Charles Letellier et sa place dans l'histoire littéraire ", ACAM, T. 60, Mons-Gembloux, 1947 ; G. Charlier, Le Mouvement romantique en Belgique, Vol. II, Bruxelles, Palais des Académies, 1959 ; J. Hanse, " Le romantisme dans les Provinces wallonnes ", La Wallonie, le Pays et les Hommes, Arts, Lettres, Culture, T. II, La Renaissance du Livre, 1975.

12 . H. Delmotte, " Voyage pittoresque et industriel dans le Paraguay-Roux et la Palingénésie australe ", Œuvres facétieuses, Mons, Hoyois, 1841, p. 33.

13 . Cette date est attestée dans différentes bio-bibliographies de Delmotte : Notice biographique et littéraire sur H. Delmotte, publiée par la Société des Bibliophiles belges, Mons, Leroux, 1836 ; F. Hennebert, " Note biographique ", Œuvres facétieuses, Mons, Hoyois, 1841 ; A. Mathieu, Biographie montoise, Mons, 1848, p. 102 ; Biographie nationale, T. V, Bruxelles, 1876, p. 445.

14 . Stendhal, Balzac, Janin, Dumas... Voir à ce sujet : G. Charlier, op. cit., et C. Pichois, L'Image de la Belgique dans les lettres françaises de 1830 à 1870, Nizet, 1950.

15 . R. de Beauvoir, dans : G. Charlier, op. cit., p. 192.

16 . G. Charlier, op. cit., pp. 173-179.

17. M. Henry-Rosier, La Vie de Charles Nodier, Gallimard, 1931, p. 242.

18. C. Nodier, op. cit., p. 52.

19 . Ibid., p. 54.

 

 

20 . Ibid., p. 56.

 

 

 

 

21 . Ibid., p. 73.

 

 

22 . Notice biographique et littéraire publiée par la Société des Bibliophiles belges, p. 16.

 

23 . H. Delmotte, op. cit., pp. 35-47.

 

24. E. Hublard, Mons dans le passé et le présent, pour mieux connaître et aimer la terre natale, Mons, Leich, 1926, p. 135.

 

 

 

 

25 . C. Nodier, J. Taylor, A. de Cailleux, Voyages pittoresques et romantiques dans l'Ancienne France, Didot, 1820-1846.

 

26 . J. Richer, op. cit., p. 19.

 

27 . H. Delmotte, op. cit., p. 60-61.

 

 

 

28 . C. Nodier, op. cit., p. 52.

 

 

 

 

29 . H. Delmotte, op. cit., pp. 10-11.

 

 

 

30. En italiques, dans l'extrait reproduit ici.

31. C. Nodier, op. cit., p. 57.

 

32. M. Quérard, La France littéraire, Didot frères, 1834, pp. 428-429. C'est d'ailleurs à ces soupçons que Nodier fait allusion dans le début de son Voyage (p. 52) : " je puis vous faire en secret une révélation bien précieuse pour l'histoire littéraire, et dont il faut que mon jeune et savant ami Mr Quérard prenne acte le plus tôt possible, dans le bel ouvrage où il dit tant de mal de moi. "

33 . M. Quérard, Les Supercheries littéraires dévoilées, Paul Daffis, 1869, p. 1266.

34. Bibliophile Jacob, Énigmes et découvertes bibliographiques, Lainé, 1866, p. 28.

35 . W. Mac Lendon, " Le Rôle de Nodier dans le plagiat de Courchamps ", Studi francesi, 50, Torino, 1973, p. 293.

 

36. Ibid., p. 294.