Je dois à la grande obligeance de Madame M.-J. de Montauzan la communication de la lettre suivante dont le destinataire ne semble pas appartenir à sa famille. Nous respectons les graphies, et l'on comprendra que " Lorient " doit se lire " l'Orient ".
Mon cher Monsieur
Je regrette bien de ne pouvoir vous attendre ; il faut que j'aille rejoindre théophile avant cinq heures, il nous est venu une affaire qui a dérangé toute notre journée. Voici provisoirement les noms de mon futur camarade de voyage. Joseph Fonfrède. Il est ici propriétaire d'un tiers du cautionnement du Corsaire mais a revendu sa part de propriété du journal. Sa principale propriété foncière est près de Mende dept. de la Lozère et porte son nom de famille. Ainsi je crois que les informations seront simples et faciles. Je vous dis cela pour le cas où vous verriez la personne d'ici à ma prochaine visite. Je viendrai vous voir lundi vers ces heures ici si vous voulez bien. Mais ne vous gênez pas si vous aviez affaire et remettez moi à un autre moment.
Votre bien dévoué
G. L. de Nerval
en bas à droite et d'une autre écriture:
avant son départ pour lorient Gérard désirait que j'obtinsse pour lui et son compagnon de voyage par l'intermédiaire de Lavergne secrétaire de Guizot Ministre leur passage sur un vaisseau de l'état et un pret de quelques 100Fr. Ce qui eut lieu.



