Pourtant, aussi négligée qu'elle soit de nos jours, son œuvre théâtrale et romanesque fut considérable. La tentation de citer Jules Renard à ce propos est forte.Lors de la mort accidentelle de Mendès, la dernière remarque que Renard consigna sur cet homme de lettres par excellence est celle-ci : " Illustre à force d'abondance ". C'est un de ses romans, La Maison de la Vieille, publié en 1894, qui retiendra ici notre attention, car " la vieille " en question n'est autre que Madame Gaillard, mère de Nina de Callias, elle-même la muse de Charles Cros et la Dame aux éventails de Manet - lequel affirma dans une lettre adressée au mari séparé de Nina, Hector de Callias, qu'il avait fait " une figure de fantaisie d'après Mme de Villars " - le nom sous lequel Nina était connue après la Commune - " et non un portrait ".

 

En tant que personnalité littéraire, Mendès - fondateur de la Revue fantaisiste, ami de Baudelaire, de Mallarmé et de Villiers de L'Isle-Adam, beau-fils cordialement détesté de Gautier, une puissance au premier Parnasse contemporain, etc. - n'a point besoin d'être présenté à un public féru de poésie.