HL 17

 

ND de La Garde/2004

Entretien/Deguy

Murphy/Rimbautographe

Le Roux/Eluard

Laster/Bicentenaire Hugo

Guichon/Roux-Rennéville

Macé/Fabula

Oberhuber/Bibliothèque Marguerite-Durand

 

 

 

 

 

 

 


 

Depuis vingt ans, la connaissance des manuscrits de Rimbaud a beaucoup avancé : on a retrouvé le feuillet comportant trois sections d’une illumination (Jeunesse, II-IV) à la Fondation Bodmer et la photographie d’une autre illumination (Mouvement) aux États-Unis, puis fourni une reproduction intégrale du recueil ; on a localisé le recueil Demeny à la British Library, ce qui a permis de proposer des photographies plus fidèles que celles faites en 1919 et auxquelles on avait dû se fier jusqu’alors ; un dossier important de manuscrits provenant de Louis Forain est sorti des limbes juridiques pour faire son entrée officielle dans les collections de la Bibliothèque nationale ; les ventes des collections Jean Hugues et Jacques Guérin, en 1998, ont apporté un lot de reproductions particulièrement importantes (Les Poètes de sept ans, Mémoire). Depuis 2002, il restait peu de manuscrits autographes pour lesquels on ne disposait d’aucune reproduction, 23 pages de fac-similés ayant été ajoutées aux 126 disponibles en 1984.
Pour les poèmes en vers de 1870-1871, seule la version incomplète du Forgeron donnée à Georges Izambard n’a pas été reproduite. C’est parmi les vers de la période 1872-1873 que se trouvait le plus grand nombre de manuscrits dans cette catégorie : « Nous sommes tes grand-parents […] » (version de Comédie de la Soif), Patience, Chanson de la plus haute tour, L’Éternité, Âge d’or, « Plates-bandes d’amarantes […] », Michel et Christine, « Qu’est-ce pour nous, mon cœur […] », Honte – soit pas moins de neuf textes.
Pour les textes en prose, on a ajouté depuis le début des années 1980, outre bon nombre de manuscrits des Illuminations (pour la plupart, des textes que le chercheur pouvait consulter à la BnF), l’ensemble des manuscrits de Charles d’Orléans à Louis XI, d’Un cœur sous une soutane et des Déserts de l’Amour. Il n’existait cependant aucune reproduction de quatre illuminations, Soir historique, Génie, Dévotion et Démocratie (les deux derniers poèmes ont été perdus de vue depuis leur publication en 1886, même si l’hypothèse de leur survie est assez forte).
Or le catalogue de l’exposition de Livres du cabinet de Pierre Berès édité par Emmanuelle Toulet fournit, pour la première fois, trois des quatorze manuscrits inconnus : Patience, Soir historique et Génie. À ces autographes précieux, nous ajoutons ici deux documents, le verso du feuillet où Rimbaud a recopié Patience et un complément allographe très éclairant pour l’historique de l’édition des Illuminations.

Trois manuscrits autographes de Rimbaud