La genèse du Voyage en Orient de Gérard de Nerval est longue et complexe (1). L'auteur met plus de dix années à rédiger l'ouvrage, depuis l'itinéraire de Paris à Genève, publié dans La Presse du 18 janvier 1840, jusqu'à la version définitive de 1851 (2). Le récit de Vienne se rapporte au voyage de 1839-1840, tandis que la partie grecque paraît dans L'Artiste en 1844, à la suite des pérégrinations de Nerval dans les Echelles du Levant en 1843. La Revue des Deux Mondes publie les quatre récits de voyage en Égypte en 1846 et les quatre autres au Liban en 1847. Juste après, Nerval entame l'essai de regroupement et le premier résultat ne tarde pas à paraître à la fin de 1847 ou au début de 1848 : Scènes de la Vie orientale - Les Femmes du Caire (3). Ce livre se compose de l'introduction consacrée aux îles grecques et du récit de voyage au Caire jusqu'à l'arrivée à Beyrouth. La Révolution de 1848 a dû retarder la publication du tome II, qui relate le séjour au Liban. Le deuxième essai de récapitulation occupe toute l'année 1849. La Silhouette publie une série de voyages nervaliens sous le titre général de " Al-Kahira. Souvenirs d'Orient " entre le 7 janvier 1849 et le 27 janvier 1850 ; c'est ici que Nerval relie l'itinéraire de Paris à Vienne au voyage en Orient. Le récit du séjour à Constantinople paraît seulement en 1850 dans Le National à partir du 7 mars. Le titre définitif du Voyage en Orient n'est adopté qu'en 1851, les deux volumes parus chez Charpentier contenant l'itinéraire de Paris à Alexandrie dans l'introduction, puis les séjours en Égypte, au Liban et en Turquie.

L'histoire des publications mérite d'autant plus d'attention que la composition du livre diffère considérablement d'un état à l'autre (4). Nous avons déjà vu que l'on assiste à la réunion du voyage grec et des voyages

[HL 1- p. 44] levantins dans les Scènes de la Vie orientale, puis à l'incorporation de l'itinéraire initial de Paris dans La Silhouette. Le récit de voyage à Constantinople, avec l'histoire de la reine de Saba et d'Adoniwram, s'ajoute à l'ensemble lors du dernier regroupement. À noter deux points essentiels : la place de l'histoire des épreuves dans la pyramide n'est pas constante et le dénouement de l'épisode avec Salèma, fille du cheik druse, varie.

Le récit raconté par un officier prussien au sommet de la pyramide n'était pas intégré dans Les Femmes du Caire. Sa première publication se situe dans l'épilogue du tome II des Scènes de la Vie orientale et au début des feuilletons du National. Autrement dit, dans ces premières versions, les épreuves orphiques n'occupaient pas le centre du voyage égyptien. La fin de l'histoire d'amour avec la jeune Druse présente des modifications ; la version de la Revue des Deux Mondes est pleine d'espoir et montre le voyageur attendant le mariage. L'épilogue des Scènes de la Vie orientale raconte la suite ; la fièvre de Syrie oblige le fiancé français à quitter le pays et à renoncer à l'idée de mariage (5). La version postérieure de La Silhouette ignore cette rupture, tandis que celle du National adopte la fin des Scènes de la Vie orientale pour continuer le récit de voyage jusqu'à Constantinople. Le Voyage en Orient choisit la version de 1850 pour le mariage et situe les épreuves initiatiques avant le départ vers Damiette.

En ce qui concerne les Scènes de la Vie orientale, il faut aussi compter avec les mystères qui entourent la publication du livre, dont Michel Brix et Claude Pichois ont retracé l'histoire compliquée (6). On connaît trois éditeurs de ce livre : Ferdinand Sartorius, puis Hippolyte Souverain, enfin Victor Lecou. Il est certain que le tome I des Scènes de la Vie orientale - Les Femmes du Caire a paru chez Sartorius (7) avant la Révolution de 1848, alors que le tome second fut peut-être imprimé après mars 1848 (8), mais il semble avoir tardé à paraître jusqu'aux dernières semaines de 1849 ; pour publier le tome II, Sartorius a utilisé la couverture et la page de titre du tome I, ajoutant le chiffre " 2 " entre Scènes de la vie orientale et Les Femmes du Caire, et transformant, sur la couverture, la date de publication de " MDCCCXLVIII " en " MDCCC L " par grattage du " X " et du " VIII " (9). En 1850, Souverain a acquis des exemplaires invendus de Sartorius et y a ajouté une couverture et une page de titre nouvelles (10); le tome second est cette fois intitulé Scènes de la Vie

[HL 1 - p. 45] orientale - Les Femmes du Liban (11). Il semble que ces deux éditions se soient mal vendues, à l'encontre de la " troisième édition " du Voyage en Orient chez Charpentier en 1851.

L'édition de Lecou s'explique-t-elle aussi par la difficulté de la vente ? Son existence est signalée par Aristide Marie dans sa Bibliographie des œuvres de Gérard de Nerval (12). Lecou ne paraît pas avoir soigné la publication des Scènes de la Vie orientale. Les couvertures et les pages de titre prouvent sa négligence. Pour les couvertures, les chiffres indiquent le tome I et le tome II, mais l'appellation Les Femmes du Caire subsiste sur celle du second tome. Pour les pages de titre, le tome II est exactement le même que le tome I ; il n'y a même pas l'indication du chiffre " II " (13), si bien que le titre du tome II ne correspond pas à son contenu, étant donné que le texte ne diffère aucunement de celui des deux éditions de Sartorius et Souverain. Les exemplaires de Lecou sont fort probablement les invendus des invendus.

La particularité de cette édition se situe aux dernières pages du tome I : l'Appendice (" De la condition des femmes "), qui occupait les pages 347-352 dans les anciennes éditions, n'apparaît plus. Curieusement, les pages de la section " XI. - Le Père Planchet " (Sartorius, p. 337-346) sont largement abrégées en quatre pages sous le titre de " XI. - Les derniers jours " (Lecou, t. I. p. 337-340). Après la dernière ligne du texte, on trouve le mot Fin, qui n'apparaissait pas précédemment. Cette rédaction est-elle de la main de Nerval ? Si la réponse était affirmative, il faudrait considérer les lignes modifiées comme une variante du Voyage en Orient. Examinons d'abord le bas de la page 337 de Sartorius et de Lecou :

[HL 1 - p. 46] Le texte continue jusqu'à " elles vont remplir aux citernes et portent gracieusement sur l'épaule" (14). Après la coupure qui comprend les longs passages entre " Notre hôtesse " et " deux partis luttant encore sur ce point" (15), le texte de Lecou reprend encore son modèle jusqu'à la fin (16), avec le remaniement suivant au commencement:

J'étais allé à Beyrouth ; à mon retour, on me dit qu'un émir ou prince chrétien d'un district du Liban était venu loger dans la maison. [t. I. p. 338]

La réduction concerne la suppression des passages relatifs au Père Planchet, d'où le changement de titre. Le mot Fin traduit encore la négligence vis-à-vis du texte ; il eût fallu mettre ici " fin du tome I ", parce que c'est la fin du premier tome, mais non pas celle du livre.

L'exemplaire que nous avons examiné (17)montre un fait mystérieux mais significatif : la qualité du papier diffère à partir de la page 321. Ce ne sont donc pas seulement les quatre dernières pages modifiées qui sont nouvellement imprimées, mais les vingt dernières (p. 321-340) de l'édition de Lecou. Ce fait est incontestable, parce que les caractères typographiques indiquant la pagination changent dans cette partie. Ainsi le chiffre 3 : jusqu'à la page 320 du tome I et sur toutes les pages du tome II, la forme de ce chiffre est la même avec la partie supérieure ronde, tandis que celle-ci est plate à partir de la page 321. Chose plus curieuse encore, jusqu'à la page 336, la composition du texte est tout à fait la même que chez Sartorius, alors qu'il y a une ligne de plus sur les quatre dernières pages (p. 337-340), comme le montre la comparaison (donnée ci-dessus) de la phrase initiale des deux textes : trois lignes chez Lecou, deux chez Sartorius. Par conséquent, on peut affirmer que c'est l'imprimerie Simon Raçon et comp., qui a imprimé, outre la couverture et la page de titre (18), les vingt dernières pages - un cahier de huit feuillets (n° 21) plus deux feuillets (n° 22), le format du livre étant in-octavo -, et cela avec un changement de composition pour les pages abrégées.

La précision sur l'imprimerie de Simon Raçon peut nous amener à identifier l'auteur de la coupure grâce à la date de la publication. Notre exemplaire ne mentionne celle-ci nulle part (19), mais A. Marie a constaté, sur l'exemplaire de la collection de Jules Marsan, que l'on lit la date de 1855 sur le dos de la couverture. À noter que la brochure Étrennes 1855 - Catalogue général de

[HL 1 - p. 47] Victor Lecou n° 11 ne signale que trois titres de Nerval : Les Illuminés, Les Filles du Feu, Lorely. Scènes de la vie orientale n'y apparaît pas. Il se peut donc que l'édition Lecou soit parue après la mort de Nerval, survenue le 26 janvier 1855.

Rappelons ici que Lecou a édité en 1852 Les Illuminés de Nerval et qu'il aurait aussi acquis à plusieurs reprises des invendus de cet auteur : Les Deux Faust, Le Diable amoureux de Cazotte, Lorely (20) et Les Filles du Feu (21). De plus, le Catalogue général de mars 1853 de Lecou annonce de Nerval un livre à paraître : " Les Nuits de Paris au dix-neuvième siècle. Mœurs contemporaines (sous presse), 1 vol." (22). Rien d'étonnant, donc, à ce qu'il achetât encore les invendus des Scènes de la Vie orientale édités par Sartorius. Mais peut-être les exemplaires procurés étaient-ils incomplets ? (23) On ne sait pas si, au moment du rachat, Nerval se trouvait chez le docteur Blanche ou s'il avait déjà disparu. Ce qui est certain, c'est que la triste nouvelle de janvier avive l'intérêt pour le bon Gérard, et que Théophile Gautier et Arsène Houssaye publient chez Lecou, en cette même année 1855, le recueil Le Rêve et la Vie (24). Le livre est encore sorti de l'imprimerie de Simon Raçon (25). On voit ici réuni le trio Nerval-Lecou-Raçon pour la première et dernière fois, sous les auspices de Gautier et Houssaye (26).

Il est intéressant d'examiner les rapports de Lecou, de Raçon et des trois écrivains. D'abord Nerval. Seul Les Illuminés a été publié par Lecou, et son seul ouvrage imprimé chez Raçon se trouve être les Petits Châteaux de Bohême de 1853. Gautier publie en 1852 chez Lecou Italia (Imp. de Prévot), Caprices et Zigzags (Imp. de Prévot), Un trio de romans (Imp. de Prévot). Raçon imprime pour Gautier, entre 1852 et 1855, Émaux et Camées (Didier, 1852), Celle-ci et celle-là (Didier, 1853), Les Roués innocents (Librairie nouvelle, 1853), Constantinople (Michel Lévy frères, 1853), Théâtre de Poche (Librairie nouvelle, 1855), Beaux-Arts en Europe (Michel Lévy frères, 1855). Pour Houssaye, qui a déjà travaillé séparément avec l'éditeur (27) comme avec l'imprimeur (28), la collaboration avec Lecou et Raçon devient très intense surtout à partir de 1853 avec la publication de ses Œuvres en dix volumes (29), accompagnée en 1854 et en

[HL 1- p. 48] 1855 de quatre ouvrages : Le Repentir de Marion, Philosophies et Comédiens, Le Violon de Franjolé, Histoire du 41ème fauteuil de l'Académie française. Rien d'étonnant à ce que Houssaye choisît à nouveau Lecou et Raçon pour Le Rêve et la Vie et Scènes de la vie orientale.

En 1855, Arsène Houssaye s'occupe de la publication d'un autre recueil posthume de Nerval : La Bohème galante chez Michel Lévy frères (30). L'imprimeur est encore Raçon (31).

De tout ce qui précède, on peut déduire que c'est Houssaye qui aurait travaillé la même année sur une reprise de Scènes de la Vie orientale avec Lecou et Raçon. La réédition ne fut pas scrupuleuse (31): la qualité des papiers est assez différente entre les pages imprimées chez Cerf à Sèvres en 1847 ou 1848, et les dernières pages du tome I de l'imprimerie Raçon ; la forme du chiffre 3 sur celles-ci est la même que dans Le Rêve et la Vie et La Bohème galante, à la différence des autres pages de Scènes de la Vie orientale. On constate aussi la suppression de l'Appendice et, à la fin du tome I, de tous les passages concernant le Père Planchet, bien que ce personnage réapparaisse à la fin du tome II (32). Ce raccourcissement est dû, sans doute, à des raisons financières : il y a douze pages de moins dans l'édition Lecou...

Rappelons que le Voyage en Orient a paru en 1851. Et s'il est vrai que l'édition de Scènes de la Vie orientale chez Lecou est postérieure à la mort de Nerval, et que la modification apportée par rapport à l'édition Sartorius n'est pas de la main de l'auteur, on peut conclure qu'il n'est pas nécessaire de compter au nombre des variantes du Voyage en Orient le chapitre intitulé " Les Derniers Jours ".

[HL1- p. 49] Ce remaniement montre qu'à l'époque de Nerval, les éditeurs et les écrivains n'avaient pas le même souci de fidélité et de respect du texte d'origine qu'aujourd'hui. Les activités de Victor Lecou en témoignent (33).

 

 

 

 

 


 

1. Voir la " Bibliographie des publications " due à Claude Pichois dans : Gérard de Nerval, Œuvres Complètes, t. II, Gallimard, La Pléiade, 1984 (abréviation : Pl), p. 1387-1394 ; Michel Brix, Manuel bibliographique des œuvres de Gérard de Nerval, P.U. de Namur, 1997 (abréviation : MBN), p. 59-87.

2. Voyage en Orient, troisième édition revue, corrigée et augmentée, Charpentier, 1851, 2 vol. (in-12, ensemble de 33 feuilles 1/3., Impr. de Gratiot, 7 francs). Le volume est enregistré à la Bibliographie de la France (abréviation : BF) le 14 juin 1851.

3. L'exemplaire de la Bibliothèque nationale de France (cote : 8.02.1896) ne porte pas l'indication du tome I, ni sur la couverture ni sur la page de titre.

 

 

4. Nous suivons ici les arguments proposés par Michel Brix dans " Sur la genèse du Voyage en Orient de Nerval. Le problème bibliographique de Scènes de la vie orientale ", Studi Francesi, n° 116, 1995, p. 295-299.

 

 

 

 

5. Pl. II., p. 600.

6. Pl. II., p. 1373-1375 ; Brix, MBN, p. 66-72.

7. L'enregistrement à la BF est du 15 février 1848 : " 693. Scènes de la vie orientale. Les Femmes du Caire (Gérard de Nerval). In-8° de 24 feuilles 1/4. Imp. de Cerf, à Sèvres. À Paris, chez Sartorius, quai Malaquais, 17. Prix 7,50 " .

8. Le changement d'adresse de l'imprimeur de " rue Royale " pour tome I à " Grande-Rue " pour le tome II a eu lieu le 10 mars 1848 (Pl. II., note 4, p. 1373).

9. Pour la publication du tome II, voir Brix, MBN, p. 67-70.

10. Le tome I de l'exemplaire de la Bibliothèque nationale de France (cote : 8.02.174 (1)) porte, sur la couverture et la page de titre de Sartorius, les nouvelles couverture et page de titre de Souverain.

11. L'enregistrement à la BF est du 17 août 1850 : " 693. Scènes de la vie orientale ; par Gérard de Nerval. II. Les femmes du Liban. In-8° de 21 feuilles 1/4. Texte imprimé chez Cerf, à Sèvres. Faux-titre et titre chez Vialat. À Paris, chez Souverain, rue des Beaux-Arts, 5. / Le prix de ce tome 2e et de celui annoncé sous le n° 693 de 1848 est de 12 fr ".

12. Champion, 1926, p. 233-234. Cf. Pl. II., p. 1392-1393 ; Brix, MBN, p. 69.

13. Voici la description de la page de titre du tome II : " Gérard de Nerval / Scènes / de la vie / Orientale / Les Femmes du Caire / Paris / Victor Lecou, éditeur / Librairie de la Société des Gens de lettres / 10, rue du Bouloi, 10 ".

 

 

14. Pl. II., p. 452-453.

15. Pl. II., p. 453-456.

16. Pl. II., p. 456-457.

 

 

 

 

17. Nous devons son acquisition à Alain Marchiset, de la librairie L'Intersigne, qui a confirmé nos observations.

 

 

18. Sur le dos du faux-titre, on lit " Paris. Imprimerie Simon Raçon et comp., rue d'Erfurth, 1 ".

 

19. Il n'y a pas la date de publication sur un autre exemplaire provenant de la bibliothèque de Charles Monselet décrit dans le catalogue n° 43 (juillet 1999) de la librairie Henner : " 193. Scènes de la vie orientale. Les Femmes du Caire. Paris, Victor Lecou (Sèvres, Imprimerie de M. Cerf), sans date (1848-1855), 2 tomes en un vol, in-8 [220 x 138 mm.] de [4], xxi (sic), 340 pp. [4], 334 pp. Reliure de l'époque, demi-maroquin rouge à coins, dot à nerfs orné de caissons et fleurons dorés, pièce de titre maroquin vert, tête dorée, non rogné. "

20. Brix, MBN, pp. 100, 126, 381-382.

21. Le Supplément au Catalogue général de 1854 chez Lecou inclut déjà Les Filles du Feu, qui vient de paraître chez Giraud ; l'enregistrement du recueil à la BF est du 28 janvier 1854.

22. Le titre disparaît dans le catalogue de mars 1853. À propos des Nuits de Paris, voir aussi " Projets d'Œuvres complètes ", Pl. III., p. 785, et " Traité " de Nerval avec Lecou, p. 794.

23. Il est possible que Souverain n'ait pas pris certains exemplaires où manquaient quelques pages. Sur la provenance des exemplaires, M. Brix a raison contre A. Marie. La page de titre de Lecou n'indique pas le numéro du volume, ce qui signifie sans doute que ce sont des invendus de Sartorius et non de Souverain que Lecou a repris.

24. L'enregistrement à la BF est du 28 avril 1855. Le format est un in-18 anglais de 10 feuilles. Le prix est 3 fr 50.

25. Sur le dos de la couverture, on trouve " Paris. Typ. Simon Raçon et Cie, rue d'Erfurth, 1 ".

26. Les trois amis ont déjà travaillé avec Lecou pour la nouvelle série de La Revue de Paris, relancée le 1er octobre 1851.

27. Œuvres de Chamfort (Imp. de Schneider, 1852), Les Filles d'Ève (Imp. de Schneider, 1852).

28. Œuvres de Rivarol (Didier, 1852), Œuvres de Boufflers (Didier, 1852), Sous la régence et sous la terreur, Talons rouges et bonnets rouges (Didier, 1852), La Vertu de Rosine (6e édition, Didier, 1853).

29. Les deux premiers volumes sont les Galeries de portraits du XVIIIe siècle, 5e édition. . L'enregistrement à la BF est du 24 novembre 1855. Le format est un in-18 de neuf feuilles. Le prix est un franc.

30. " Paris. Typ. Simon Raçon et Comp., rue d'Erfurth, 1 " sur le dos de la couverture. La petite différence avec sa notice dans Le Rêve et la Vie permet de supposer que, malgré une autre différence, l'impression des feuilles de Scènes de la Vie orientale peut être contemporaine des deux livres posthumes de Nerval en 1855.

31. La situation de la maison Lecou devait être difficile à cette époque. Le Feuilleton du Journal de la librairie signale, dans le numéro du 30 juin 1855, que la maison Hachette vient d'acquérir un nombre important d'ouvrages du fonds Lecou, dont Les Illuminés et Le Rêve et la Vie. Voir aussi :Histoire de l'édition française, t. III., Le Temps des éditeurs du Romantisme à la Belle Epoque, Promodis, 1985, p. 191.

32. Pl. II., p. 599.

33. Je suis profondément reconnaissant envers Michel Brix, le R.P. Jean Guillaume et Jean-Pierre Mitchovitch pour leur lecture de cet article et leurs remarques perspicaces.

Cet article est originellement paru dans Histoires littéraires n°1-2000, aujourd'hui épuisé. Il est reproduit ici dans son intégralité.

La numérotation des notes (en continu) seule diffère du texte original imprimé. Afin de permettre des citations précises, les numéros de page de l'édition papier sont intégrés au texte en rouge entre crochets, à l'endroit où intervient le changement de page..