Un article inconnu et un billet inédit

 

Eric Walbecq

 

Dossier Maupassant

Benhamou-Honnorat/Dossier 1718

Johnston/le jeune Maupassant

Walbecq/documents

Oberlé/une épistole

Johnston/3 billets

Chadoqueau/plagiat

Goujon/inédits

Hawthorne/Gisèle d'Estoc

 

Pichois/Colette et sa fille

Chevrier/Desnos dans la presse

Entretien Annie Le Brun

Morel/Ubu aux Gueules de Bois

Sigu/Bibliothèque Firestone

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Un article inconnu et un billet inédit (présentés par Éric Walbecq)
Comme Maupassant avait l’habitude de regrouper ses contes peu après leur publication dans la presse, ses textes non repris en volume sont relativement rares. La plus grande partie a été réunie et publiée par Pascal Pia, puis par Hubert Juin. Nous avons retrouvé un texte qui n’a jamais été repris depuis sa publication par l’éditeur Ludovic Baschet au cours du second semestre 1888 : il s’agit du récit Chez les bêtes, qui fut inclus dans un volume intitulé El Djerad et publié « au profit des victimes des sauterelles en Algérie » – c’est-à-dire des victimes de la dévastation des récoltes par ces insectes. Cette sorte de publication « humanitaire » n’était pas exceptionnelle à l’époque : en 1897, Le Courrier français publia à son tour un numéro spécial consacré aux ravages causés par les sauterelles.
On ne sait si Maupassant accéda ici à une sollicitation de ses amis Lecomte du Nouy, Guillaumet ou Montrosier, autres collaborateurs d’El Djerad, ou à une proposition de Baschet lui-même. Ce dernier dirigeait cette Revue illustrée qui avait publié le 1er avril 1888 un grand article de Céard sur Maupassant, avec, en couverture, un portrait de l’écrivain par Guth. De plus, le même périodique avait donné en feuilleton Fort comme la mort, du 1er février au 15 mai 1889. On ne connaît que deux lettres de Maupassant à Baschet. Voici le texte de l’une d’elles, inédit, recopié à l’occasion d’une vente à l’hôtel Drouot le 14 avril 2000. Le cachet de la poste indique la date du 21 mars 1889 :

Cher monsieur,
Je trouve vraiment surprenant de n’avoir pas encore les épreuves du manuscrit envoyé voici 8 jours !! Quand je demande ainsi des épreuves à Ollendorff je les ai toujours le soir même ou, au plus tard le lendemain matin. Voici mon travail interrompu depuis une semaine par suite de la lenteur de votre maison. Puis-je compter sur ces épreuves pour ce soir ?
Bien cordialement
Guy de Maupassant