Trois billets inédits

 

Marlo Johnston

 

Dossier Maupassant

Benhamou-Honnorat/Dossier 1718

Johnston/le jeune Maupassant

Walbecq/documents

Oberlé/une épistole

Johnston/3 billets

Chadoqueau/plagiat

Goujon/inédits

Hawthorne/Gisèle d'Estoc

 

Pichois/Colette et sa fille

Chevrier/Desnos dans la presse

Entretien Annie Le Brun

Morel/Ubu aux Gueules de Bois

Sigu/Bibliothèque Firestone

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Le seul lien entre les trois lettres qui suivent est leur réunion dans une collection d’autographes, mais elles sont représentatives des difficultés rencontrées par ceux qui éditent la correspondance de Maupassant. Première lettre :

Ma chère amie,
Je croyais vous avoir dit que je restais chez moi le mardi soir et le jeudi soir – le mardi d’une façon certaine et le jeudi d’une façon un peu intermittente. Je suis même convaincu que je vous l’ai dit le soir où nous étions costumés – Avez vous oublié ou me suis-je trompé ?
Dans tous les cas je vous le répète – Je vous attends donc ce soir vers 9h. J’aurais désiré vous demander de dîner avec nous mais j’ai les Desfossés et ma table sera tellement pleine qu’il serait impossible d’y loger une personne de plus.
Je vous baise les mains.
Maupassant

Nous ignorons l’identité de cette « chère amie » (Maupassant ne manquait pas d’« amies », successives ou simultanées) et cette lettre peut avoir été écrite de Paris, d’Étretat, de Cannes ou d’Antibes. Victor Desfossés était l’un des administrateurs du Gil Blas, et le journal de Goncourt donne, à la date du 29 novembre 1890, un portrait peu flatteur de son épouse : « une femme qui fait toujours le sujet de sa conversation de l’article le plus cochon qui a paru pendant la semaine dans le journal ». La lettre est sans doute antérieure à décembre 1888, date à laquelle Maupassant adressa une lettre de démission aux administrateurs du Gil Blas.
Plus prometteur est ce petit-bleu inédit conservé dans la collection Artinian, à Austin :