
Trois billets inédits
Le seul lien entre les trois lettres qui suivent est leur réunion dans une collection dautographes, mais elles sont représentatives des difficultés rencontrées par ceux qui éditent la correspondance de Maupassant. Première lettre :
Ma chère amie,
Je croyais vous avoir dit que je restais chez moi le mardi soir et le jeudi soir le mardi dune façon certaine et le jeudi dune façon un peu intermittente. Je suis même convaincu que je vous lai dit le soir où nous étions costumés Avez vous oublié ou me suis-je trompé ?
Dans tous les cas je vous le répète Je vous attends donc ce soir vers 9h. Jaurais désiré vous demander de dîner avec nous mais jai les Desfossés et ma table sera tellement pleine quil serait impossible dy loger une personne de plus.
Je vous baise les mains.
MaupassantNous ignorons lidentité de cette « chère amie » (Maupassant ne manquait pas d« amies », successives ou simultanées) et cette lettre peut avoir été écrite de Paris, dÉtretat, de Cannes ou dAntibes. Victor Desfossés était lun des administrateurs du Gil Blas, et le journal de Goncourt donne, à la date du 29 novembre 1890, un portrait peu flatteur de son épouse : « une femme qui fait toujours le sujet de sa conversation de larticle le plus cochon qui a paru pendant la semaine dans le journal ». La lettre est sans doute antérieure à décembre 1888, date à laquelle Maupassant adressa une lettre de démission aux administrateurs du Gil Blas.
Plus prometteur est ce petit-bleu inédit conservé dans la collection Artinian, à Austin :

