




La première femme académicienne a collaboré jadis à L'Humanité : dans son numéro du 20 novembre 1926 (n° 10206), ce journal a publié en page 4 un poème signé "Marg. Yourcenar" et intitulé La Faucille et le Marteau. Pour ceux qui s'étonneraient qu'une dame de Crayencour ait collaboré à ce périodique fortement marqué à gauche, rappelons que Marguerite Yourcenar n'en était pas à son premier essai : elle avait fait paraître la même année dans L'Huma, sans doute par l'intermédiaire d'Henri Barbusse, un texte intitulé " L'Homme couvert de dieux ", lequel, à la suite d'une erreur de la rédaction fut titré " L'Homme " (L'Humanité, n° 10046, dimanche 13 juin 1926, page 2). Devant le caractère un peu inattendu de ce poème, la rédaction d'Histoires littéraires l'aurait volontiers reproduit. Las ! Les deux ayant droits de Marguerite Yourcenar nous ont interdit sa reproduction s'appuyant sur le fait que la dame s'était "opposée par testament à toute reprise d'œuvres de jeunesse non rééditées de son vivant". Usons cependant du droit de citation pour souligner les grandiloquentes exhortations de ce poème
