

La publicité a, en général, et sans jeu de mots, assez mauvaise presse. Son image négative lui vient en grande partie de la présence d'annonceurs plus que douteux qui proposaient des produits aux vertus prétendument miraculeuses. Les encarts pour ces lotions magiques qui devaient assurer la repousse immédiate des cheveux ou une teinture définitive abondent dans les premiers journaux ayant ouvert leurs pages, quoique au rez-de-chaussée, à la publicité. Mais si les charlatans de toute espèce ont fait partie des principaux annonceurs de la presse du XIXe siècle, il ne faut pas oublier ces autres annonceurs qu'étaient les libraires - on ne parlera qu'ensuite d'éditeurs: ils recouraient principalement à alle pour faire connaître leurs nouvelles publications