Lettres de Francis Carco à Jeanne Landre

 

 

 

Marchal+Pierssens

G. Picq/Gheusi

Lefrère+Murphy

Pierssens/Mikhaël

Pérez/Poésie 1933

Picard/Wagner

Cocksey/Magron

Laster/Hugo2004

Lonjon/Carco

 

 

Bernard Lonjon

 


 

Ces quatorze lettres complètent celles publiées par Jean-Jacques Bedu en annexe de sa biographie parue en 2001 aux Éditions du Rocher. Elles ont été écrites pendant la Grande Guerre (entre avril 1915 et août 1918), alors que Francis Carco était en cantonnement à Besançon.
Carco va avoir 29 ans en juillet 1915. Il a déjà publié six recueils de poèmes après son premier, Instincts, paru en 1911 à l’Union française d’édition, puis en 1913, chez Sansot, un essai sur Charles-Henry Hirsch, tandis que son premier roman, Jésus la Caille, est édité au Mercure de France en 1914. Il a été mobilisé le 2 août 1914 et devra attendre sa feuille de route jusqu’au mois de novembre. Sa première affectation sera, à son grand regret, éloignée du centre névralgique des grandes opérations de guerre. Il se retrouve à Besançon, où il patientera jusqu’en mars 1916, date à laquelle il sera muté à l’Ecole d’aviation Maurice-Farman, où il sera élève pilote. Il voyagera ainsi de Dijon à Etampes pour piloter un Blériot, puis de Bourges à Châteauroux en passant par Pau, où il testera un avion de chasse Newport jusqu’à ce qu’il soit victime d’un accident de pilotage et blessé aux genoux à la fin de l’année 1916. Dans le même temps, il écrit et publie Les Innocents et Badigeon aviateur.
Au cours de l’année 1917, il écrit Les Malheurs de Fernande, Les Mystères de la morgue avec Pierre Mac Orlan, Bob et Bobette s’amusent, Scènes de la vie de Montmartre. Il tire de son roman Jésus la Caille une pièce de théâtre et écrit de nombreux contes ou articles pour Fantasio, L’Éclair, L’Excelsior, La Baïonnette, L’Œuvre, L’Île sonnante, Les Bandeaux d’or… Il trompe son ennui en composant beaucoup – nouvelles, contes, romans, articles – et écrit des centaines de lettres, souvent longues, à ses amis Robert de la Vaissière, Édouard Gazanion, Marc Brésil, Pierre Benoit, Roland Dorgelès et Jeanne Landre, laquelle lui sert le plus souvent de relais et de messagère vers son éditeur. Parfois déprimé, il menace de temps à autre d’abandonner l’écriture pour se consacrer en province à des métiers plus rationnels : clerc de notaire ou mercière !