EN SOCIÉTÉ

Apollinaire. Que vlo-ve ? Bulletin international des études sur Guillaume Apollinaire, n° 15, juillet-août 2001 ; n° 16, septembre-octobre 2001 (60 rue de Fécamp, 75012 Paris). La première livraison est en grande partie consacrée à l’« Antitradition futuriste-Manifeste-Synthèse », contribution d’Apollinaire au Futurisme de Marinetti, avec deux articles de Francesco Viriat et de Noëmi Blumenkranz. L’un analyse l’attitude plutôt ambiguë d’Apollinaire qui était plutôt enclin à considérer l’Orphisme comme seul capable de synthétiser toutes les forces. Son manifeste serait davantage une mise à distance du Futurisme. Francesco Viriat rappelle la violence extrême d’un tract de Cendrars contre Apollinaire, intitulé La Tradition futuriste. De nombreuses notes renseignent sur le parcours futuriste d’Apollinaire. Le second article appelle l’attention du lecteur sur un livre de Gino Agnese publié en 1916, Vita di Boccioni, où l’on apprend que Marinetti, Boccioni et Apollinaire ont dîné ensemble le 19 juin 1913, d’où la suggestion que le manifeste signé par Apollinaire aurait été rédigé par les trois – pure hypothèse, nous semble-t-il, et qui ne cadre pas bien avec l’hypothèse de la « mise à distance » citée supra. On trouve ensuite une notice de Peter Read sur André Tridon, traducteur et psychanalyste bien oublié, cité dans le manifeste d’Apollinaire, et sur Roger Fry, critique d’art britannique. Enfin, un texte sur les Futuristes d’Arthur Maquaire est précédé d’une présentation par Michel Décaudin. Le Futurisme est encore à l’honneur dans la livraison suivante de Que vlo-ve ?, où Barbara Meazzi établit une chronologie serrée – et impressionnante par sa précision – de janvier 1913 à décembre 1913. Tout ce qui rattache Apollinaire aux Futuristes figure dans ce tableau. Eugène Michel signe une étude sur l’absence de ponctuation décidée par Apollinaire et imitée ensuite par André Breton. Il rappelle aussi des tentatives analogues chez Rimbaud et Mallarmé, et use du mot « imponctuation », auquel on pourra préférer « absence de ponctuation » ou « non ponctuation ». Il y voit des « raisons d’oralité », ce qui est une des explications, mais non la seule. Marianne Bouchardon propose une réflexion sur Les Mamelles de Tirésias sous l’angle de la tradition dionysiaque, en affirmant même que cette pièce « s’identifie à une bacchanale ». Notes et comptes rendus de Michel Décaudin clôturent cette livraison.

 

Arts de l’image. La Voix du Regard, revue littéraire sur les arts de l’image, n°14, automne 2001, De l’économie à l’œuvre (11 rue Henri-Martin, 94200 Ivry-sur-Seine, 15,25 €). À la faveur des collaborations de ses propres collaborateurs, Histoires littéraires s’ouvre à cette revue des arts de l’image, dont le numéro sur l’économie est coordonné par Hugues Marchal. Les passionnés exclusifs de littérature y trouveront un cahier de création qui ne nous a pas semblé fameux, mais surtout des articles intéressants sur le rôle de l’économie, de son discours et de ses images dans les romans du XIXe siècle (Dumas, Zola, Mirecourt) ou dans des écrits plus contemporains (Salvaing, Beinstingel, Emmanuel), ainsi qu’une étude de narratologie sur la nouvelle comme forme « économe ». Les esprits curieux en profiteront pour explorer plus avant cette livraison réussie (bel article sur Les Glaneurs et la glaneuse de Varda) et accrocheuse (« Thalès en maillot devant le Prisu » !), qui donne à réfléchir autant qu’à critiquer.

 

Autobiographies. Genesis, n° 16, 2001, Autobiographies, présentation par Ph. Lejeune et C. Viollet (Jean-Michel Place). Cette livraison pose une question centrale pour la légitimation du genre de l’autobiographie : « Après Genèse du “Je” ». Manuscrits et autobiographie (2000), ce numéro de Genesis est un second pas dans la direction d’une génétique générique, appliquée au cas de l’autobiographie. Si le projet autobiographique a quelque chose de spécifique, cela peut-il s’observer dans la genèse ? » C’est la variété des types d’approche qui donne son intérêt à ce volume. Tout d’abord, une étude des Mémoires de Marie d’Agoult par Philippe Lejeune, « Vers une grammaire de l’autobiographie ». Celui-ci montre qu’un autobiographe se pose des questions tout à fait spécifiques, dont il est possible de reconstituer une sorte de parcours. Cette réflexion s’accompagne de la transcription du cahier 1865 par Sandrine Cotteverte. Catherine Viollet résume dans « Petite Cosmogonie des écrits autobiographiques. Genèse et écriture de soi » l’ensemble des questions abordées par les travaux de l’équipe Genèse et Autobiographie de l’ITEM. De nombreux exemples donnent leur dimension aux problèmes évoqués : construction des figures du moi, réécritures d’un événement, censure et autocensure, métadiscours… Suivent trois études sur la Vie de Henry Brulard, le Journal de Catherine Pozzi et le Temps immobile de Claude Mauriac : cette dernière œuvre est l’objet d’une description par Nathalie Mauriac-Dyer, qui montre l’originalité du projet de Claude Mauriac et dresse une typologie des supports utilisés, donnant une réalité matérielle au phénomène de mélange des temps qui se trouve au cœur de l’œuvre du diariste. Enfin, on peut lire dans ce numéro une série d’études de l’incipit inédit de Ravages de Violette Leduc par les étudiants d’un séminaire d’initiation à la critique génétique, la description du fonds d’archives autobiographiques Sida-Mémoires par Philippe Artières et Gilles Cugnon, et un entretien de Serge Doubrovsky avec Michel Contat : « Quand je n’écris pas, je ne suis pas écrivain. » Doubrovsky parle de ses méthodes d’écriture, de ses habitudes, de la genèse de certains de ses textes. Il s’étend sur Le Livre brisé et fait preuve d’une maîtrise de la mise en scène presque égale à celle qu’il manifeste dans ses autofictions.

 

Coin de table. Le Coin de table. La Revue de la poésie, n° 8, octobre 2001 (La Maison de poésie, 11 bis, rue Ballu, 75009 Paris, 120 p., 13,72 €). Dans une livraison largement consacrée aux tentatives de définition de la poésie et aux arts poétiques, la rédaction semble consentir à un bel effort d’ouverture en adoptant peu ou prou la position de Ponge qui, nulle part cité pourtant, déclarait « ne point trop savoir ce qu’est la poésie ». Las, n’en sont pas moins cloués au pilori tous les textes s’intitulant poésie sans donner les gages d’un travail formel lui-même inscrit dans « les horizons […] de la versification ». La revue se demande pourquoi de tels textes ne se nomment pas prose, tout en reconnaissant par ailleurs l’existence et la qualité de poèmes en prose, et tout en notant que « la prose est un outil, la poésie un art », et tout en… Bon, on ose à peine suggérer que la forme puisse également, en dehors de la musicalité, avec ses structures de répétition sensibles dans la succession linéaire des phonèmes, se développer spatialement, comme en témoigne, bien avant Mallarmé ou Apollinaire, la tradition bien établie des calligrammes, ou encore rappeler que l’exclusion de la prose hors du poétique est une reconstruction culturelle récente, le terme de poésie ayant bénéficié fort longtemps d’une extension maximale, proche de celle donnée aujourd’hui au mot littérature. Mais puisqu’il faut peut-être toujours, pour se définir, se définir contre, et puisqu’ici l’on tient absolument à « distinguer l’imposteur du vrai poète » (soit un problème de label), laissons la polémique et observons cette poésie restreinte et le discours de ses défenseurs. La stratégie essentielle consiste à analyser le refus du vers-donc-de-la-forme comme le fait d’une « Vieille garde » ringarde (renversement plaisamment provocateur), jugée responsable du désintérêt que la poésie rencontre auprès du grand public. Comme il n’en est rien dans d’autres pays où des courants poétiques comparables à ceux que dénonce Le Coin de table en France ont fructifié, notamment aux États-Unis ou en Allemagne, l’argument n’est pas absolument convaincant. Les artisans d’une dissémination des mots sur la page, et les poètes tissant leurs textes de références philosophiques – Meschonnic dénonça naguère lui aussi cette heidegger-höldernisation – s’attirent l’essentiel des foudres, occasion de trouvailles verbales qui font mouche : « on saucissonne un peu, on emmenthalise, on envoie deux points à la ligne », la palme dans l’écorchage revenant à la chronique d’Emma Tulu traitant en chroniqueuse de mode de la dernière « collection » Gallimard. Mais si l’on rit, il y a un pas entre le « poétiquement incorrect » et les attaques excessives dont font l’objet les poètes « attardés » : lire que Deguy ou Gaspar sont des naufrageurs de la poésie agace, pour le moins, et pour emporter souvent l’adhésion (la référence à la mode est en effet justifiée), le propos finit par s’invalider en refusant à tout crin mérite et existence parallèles possibles à toutes ces écritures, in fine attribuées à des « enfants non-éduqués », impuissants à créer. On ne s’étonne guère, alors, de lire que ce sont les mêmes « sauvageons » qui voudraient « faire disparaître l’objet-tableau dans les concepts flous de l’installation ou de la performance », comme si l’alternative ne pouvait se penser qu’exclusive. On terminera en signalant que la revue contient, outre des fables écrites par des collégiens et des textes d’une vingtaine de poètes, un article sur Internet qui n’ajoute rien à la vulgate sur le sujet, et de nombreuses recensions qui ont le mérite de citer largement les poèmes et de mentionner des recueils facilement passés sous silence ailleurs.

 

Collections. Revue de la Bibliothèque nationale, n° 8, Les Collections sous le regard des écrivains (BnF, 2001, 96 p., 21,34 €). Autant le dire tout de suite, on n’aime pas, mais pas du tout, la logique de ce numéro, qui consiste à demander à des écrivains de « causer » sur les collections de la BnF, comme on leur demandait autrefois de raconter leurs voyages, ou actuellement de commenter l’actualité. Des auteurs des plus intéressants (Bon, Cixous, Chaillou, Daix, Etaix, Guyotat, Rolin) s’y perdent en bavardages, et seules les belles illustrations sauvent de l’ennui le lecteur égaré dans cette publication hybride entre espace critique et communication institutionnelle (sont-y pas belles les collections de la BnF ? Bien sûr qu’elles le sont, mais transformer les écrivains en VRP n’est pas la meilleure façon de les faire connaître). On se consolera avec quelques pages inédites du manuscrit du Voyage accompagnées d’un commentaire de Godard, avec l’intéressant article de Jean-Pierre Roze sur Labrouste et les bibliothèques, ou celui de Pierre Daix sur deux dossiers de manuscrits, Rougeur des matinaux de Char illustré par Picasso, et surtout celui de L’Affaire Aragon.

 

Colette. Cahiers Colette, n° 23, « Fleurs » (Presses universitaires de Rennes, 2001, 220 p., 18 €). Le thème choisi pour ce bulletin est très présent dans l’œuvre de Colette, dont aucun extrait n’est cependant proposé. Il a également l’avantage d’offrir la possibilité de créer un bouquet, en reliant articles et documents hétérogènes, dont certains sont inédits, comme la correspondance entre Colette et la jeune poétesse Lucienne Desnoues, qui s’étale de 1947, date de la parution de son Jardin Délivré, à 1953. Cette correspondance renseigne moins sur Colette, dont les lettres sont très brèves, que sur les rapports entre une débutante et celle qu’elle considère comme son maître. Celle-ci lui dédicace un sonnet, plein de « réalités naturelles et paysannes », comme son œuvre, largement reproduite ici. Les quatre principaux témoignages proposés ensuite concernent aussi la Colette de la fin : sont réunis des auteurs aussi variés que Michelle Vérine, petite fille en visite à Paris chez sa tante, alors au service de Colette au Palais-Royal, Jules Roy qui, dans son Journal, la décrit sur son lit de mort, Frédéric Pottecher, son voisin au Palais, ce « village », et Alexandre Vialatte, qui lui rend un hommage distancié. Autres fleurs de ce bouquet garni, une synthèse sur « Colette, chroniqueuse judiciaire (1912-1939) » assortie d’un tableau des articles parus entre ces deux dates, dont les plus connus concernent Landru et Violette Nozières, et un article sur la seule apparition de Colette au cinéma, qui apparaît trois secondes avant le générique de Gitanes, un film de 1932.

 

Houellebecq. Houelle. Bulletin de l’Association des Amis de Michel Houellebecq, n° 8, 2001 (122 rue de Javel, 75015 Paris). Que dire de cette feuille de groupies frémissantes, sinon qu’elle est désarmante à force de pauvreté et de naïveté ? « Savoir d’avance qu’un livre va être un nouveau bonheur. Sans le moindre doute. Mais comment s’y prendra-t-il cette fois-ci ? Il trouvera le chemin, une fois encore. Douce certitude, jamais démentie. Ce n’est pas une critique, c’est un émerveillement annoncé, de la reconnaissance brute, à l’égard de l’auteur du livre qui est là », ad lib.

 

Lebesgue. Bulletin des Amis de Philéas Lebesgue, n° 35, septembre 2001 (Mairie, 13 rue Philéas-Lebesgue, 60112 La Neuville-Vault). La toujours très active Société des Amis de Lebesgue, qui est en charge de sauvegarder sa maison et de faire connaître sa vie et son œuvre – le fonds Lebesgue a été décrit dans l’« Aux fonds » du n° 5 d’Histoires littéraires –, poursuit sa tâche. Ce nouveau bulletin rend précisément un double hommage, l’un à l’ancien président de l’association, André Matrat, décédé en 2001, l’autre à son cher Lebesgue, en publiant en alternance de sa prose et de sa poésie. Passons sur les poèmes, dont le choix est assez éclectique : ses articles sont intéressants parce qu’ils présentent ses impressions sur d’illustres contemporains. Le compte rendu des Poèmes de son ami Milosz, par Lebesgue, tout comme son panégyrique de Verhaeren, croisé à Gerberoy, reviennent à illustrer ses propres théories sur les rapports entre les langues et les nations : la langue française et le territoire issu des Gaules – Belgique comprise ! – sont au centre de ce bouillonnement littéraire pré-européen.

 

NRf. Nouvelle Revue française, octobre 2001, n° 559 (Gallimard). Difficile de donner le ton d’une telle macédoine d’articles originaux, extraits, créations, notes diverses. On dira qu’on peut trouver deux raisons majeures d’alourdir sa bibliothèque du poids de cet imposant pavé : le dossier René-Louis des Forêts (magnifique interview avec le subtil Alain Veinstein, qui, au passage, souligne par contraste l’insignifiance de la rencontre Philippe Roth-Primo Levi sur laquelle s’ouvre le volume ; il semblerait que la pratique de l’interview demande autant de modestie que de finesse) ; la traduction – ô combien pertinente après la gueule de bois des prix littéraires –, d’un article épastrouillant de Basilio Baltasar, éditeur espagnol et fin journaliste, sur la critique littéraire, ses défauts constitutifs, le ridicule de ses ennemis et les règles raisonnables qu’on pourrait lui demander de respecter (transmis aux grands quotidiens qui font l’objet de nos plus véhémentes discussions de café littéraire). Ainsi rassuré sur le bien-fondé de l’intérêt qu’il porte à cette vieille NRf, le lecteur pourra s’aventurer dans un dossier rassemblant des interventions au colloque « Littérature chinoise » organisé par la Bibliothèque nationale de France en mars 2000 des écrivains chinois, parmi lesquelles surtout des états des lieux de la création chinoise et du contexte politique, mais également des textes fascinants, comme ce Dictionnaire de Maqiao, de Hang Shaogong, fruit littéraire de la matrice Encyclopédie et de l’œil Ethnologue, dont Annie Curien traduit et présente un extrait. Les arts plastiques ne sont pas en reste, avec deux articles consacrés à l’énigmatique Marie Toyen (mais quel désordre dans cette vieille maison, quel disparate ! D’où sort le texte d’Annie Le Brun, dont des crochets indiquent qu’il fut raccourci ?) et l’évocation par Gilbert Lascault de l’œuvre de Gérard-Titus Carmel. Comme la NRf se veut « espace de liberté » qui « ne dit pas le bien et le mal » (cette bouffonnerie ! Reçoivent-ils si peu de manuscrits qu’ils n’aient pas à choisir, et subséquemment à juger ?), et qu’Histoires littéraires n’a pas l’âge de se faire censeur, on mentionnera sans autre commentaire la présence de textes de création signés notamment d’Alain Jouffroy et de Philippe Petit.

 

’Pataphysique. Les Amis de La Grive, n° 160, printemps 2001, Voyage en Patagonie septentrionale (10 avenue du 91e RI, 08000 Charleville-Mézières). Gorgé, bourré, sursaturé de ’Pataphysique, ce numéro très riche dans lequel les noms de Luc Étienne, Alfred Jarry, Emmanuel Peillet et André Blavier reviennent à chaque page. L’article sur Paul Boens, « exécuteur testamentaire du poète Arthur Rimbaud », est un haut moment de la science des solutions imaginaires : « Pourquoi Rimbaud n’a-t-il pas cherché à se faire hospitaliser à Reims, près de sa famille, plutôt qu’à Marseille ? Parce qu’il lui fallait attirer l’attention du chercheur dans un jeu prévu depuis fort longtemps et qui se base sur le Tarot de Marseille. » À la santé d’Alfred et à celle d’Arthur. Livraison à se procurer absolument, elle fera date.

 

Paulhan. Société des lecteurs de Jean Paulhan, bulletin n° 24, octobre 2001 (Librairie Giraud-Badin, 2 rue de Fleurus, 75006 Paris, 32 p.). Le nouveau bulletin annuel de la SLJP propose, outre un compte rendu de son assemblée générale, une abondance d’informations sur les recherches en cours, attestant de l’intérêt toujours soutenu pour l’auteur des Fleurs de Tarbes. En 2001, qui vit notamment une première traduction en hébreu, un colloque, résumé ici, lui a été consacré à Londres, tandis que les éditions Claire Paulhan donnaient sa correspondance avec Leiris et que Théodore Balmoral publiait celle avec Couchoud et Vocance. La parution des correspondances avec Guéhenno et Larbaud est respectivement prévue pour 2002 et 2003, et celles avec Rivière et Hellens n’attendent plus que l’impression tandis que les échanges avec Perros (pour une édition augmentée), Mandiargues, Bousquet, Supervielle, Drieu, Belaval, Éluard, Chaissac, Odilon-Jean Périer et d’autres encore sont en voie d’établissement, ainsi que les lettres de Madagascar. On annonce également un colloque sur « Paulhan et la poésie » en mars à Marseille, un index du Bulletin et un site internet, mais l’information principale est la prochaine mise en chantier des œuvres complètes chez Gallimard (collection Blanche), sous la direction de Bernard Baillaud. S’ajoute une liste des études et articles consacrés à Paulhan en 2001, etc. Joint au bulletin, un « Bilan des activités de l’Imec concernant le fonds Jean Paulhan » évoque en six pages denses les travaux d’archivage et d’indexation qui y sont entrepris (notamment pour l’énorme correspondance, qui compte plus de 2200 scripteurs), rappelle les titres des thèses en cours, fait le point sur les différents projets d’édition de correspondance en indiquant leur état d’avancement et en donnant les coordonnées de chacun des responsables, etc. Enfin, on notera que la SLJP met à disposition des chercheurs de passage, sous certaines conditions, un studio à Paris.

 

Ramuz. Fondation Ramuz, Bulletin 2001 (Fondation C.F. Ramuz, case postale 181, CH-1009 Pully, Suisse). Ce bulletin est consacré pour l’essentiel à la lauréate du Grand Prix Ramuz 2000, Anne-Lise Grobéty : il présente pour moitié des textes tirés de la première partie de son nouveau livre, Amour mode mineur. Ces textes, que l’on peut qualifier d’érotiques – une sorte de réécriture de L’Aigle noir de Barbara – relèvent d’un type d’écriture dite « féminine » (à charge de savoir exactement ce que cela signifie) et qui selon l’auteur doivent beaucoup à Ramuz et à Alice Rivaz. Une nouvelle importante en ce qui concerne les recherches ramuziennes : la publication